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À Bordeaux, Noème, construit sur un ancien site IBM, est devenu un quartier résidentiel où la nature a toute sa place. En Italie, dans ce qui est désormais l’un des pôles commerciaux de Milan, Covivio a fait naître, avec The Sign, un ensemble de bureaux parfaitement intégré dans son environnement. Dans ces projets de réhabilitation chargés d’histoire, les temporalités se conjuguent, au service des habitants de ces nouveaux quartiers.
Avant The Sign, la fonderie Vedani condamnait l’accès au public à 40 000 mètres carrés. Les infrastructures industrielles constituaient un bloc infranchissable quand The Sign est, au contraire, un lieu ouvert, dans lequel un passage a été dessiné sous l’un des immeubles pour rétablir les circulations et les échanges.
« L’idée, explique Umberto Gatti, portfolio manager chez Covivio Italie, est que cet espace soit habité durant la journée, qu’il soit aussi traversé par d’autres publics que des travailleurs, attirés notamment par l’offre de restaurants. »
À Bordeaux, Noème répond à ce même besoin d’ouverture : le projet, qui couvre
35 000 mètres carrés, 700 logements à terme, des axes et rues intérieures, suppose de penser en amont la vie de tout un quartier.
« Nous avons créé une nouvelle entrée de ville », souligne Sophie Combastet, directrice de pôle projets de Covivio.
Avec Noème, le parti pris est de mêler les services attendus d’un ensemble résidentiel à une offre plus inattendue, de sorte à « créer une atmosphère de vivre-ensemble tout en retrouvant les éléments utiles à un quartier pour faire du sport, se faire livrer les colis, mais aussi se rassembler », détaille Sophie Combastet.
Les résidents disposent, entre autres, d’une salle commune, d’une serre, d’un terrain de volley et d’un gîte urbain partagé. Créer les conditions du
vivre-ensemble est aussi la marque de The Sign, dont le rez-de chaussée commerçant est un lieu de rencontre : « En prolongeant les espaces existants, comme le jardin de l’université IULM avec un square, nous avons créé les conditions d’une communauté qui fait vivre ce lieu, qu’elle y travaille ou non », se réjouit Umberto Gatti.
The Sign est d’ailleurs à la fois intégré à son environnement immédiat et très bien connecté à la ville par le tout proche métro.
“L’idée est que cet espace soit habité durant la journée, qu’il soit aussi traversé par d’autres publics que des travailleurs, attirés notamment par l’offre de restaurants.”
Umberto Gatti
Portfolio manager chez Covivio Italie
Ces deux réalisations témoignent d’une volonté d’intégrer la nature dans le bâti plutôt que de se contenter de touches décoratives. Avec Noème, « on a l’impression que la nature reprend sa place en ville. Il faut se frayer un chemin dans les sentes : le paysagiste est ravi ! » s’enthousiasme Sophie Combastet. Pour laisser une respiration entre les résidences et ne pas trop densifier, le nouveau quartier bordelais a été divisé en six îlots – l’îlot 2 a reçu, en 2025, le Grand Prix SIMI « Habitat et Logement ».
À Milan, le square de The Sign est ouvert à tous durant la journée, conformément à l’esprit du projet, dans la continuité de la ville. Avec The Sign, « en plus de concevoir un projet dont les performances énergétiques ont permis d’obtenir des certifications vertes, rapporte Umberto Gatti, nous tenons à ce que les occupants se sentent bien, et nous y parvenons notamment par l’intégration du projet dans le tissu urbain existant ».
Plutôt que d’opter pour des espaces verts stéréotypés et circonscrits, à Milan et à Bordeaux, l’intégration de la nature, composante essentielle de la métamorphose, se fait de manière organique.
Transformer un lieu, qu’il s’agisse de partir d’une friche industrielle ou d’un terrain en attente d’une offre adaptée, suppose de se projeter dans ce que sera la ville de demain. « Quoi qu’il arrive, nous aurons toujours besoin de bureaux, affirme Umberto Gatti. Les quatre blocs de The Sign sont loués et, grâce à la structure adaptative des bâtiments, les clients – qui louent ces espaces pour plus de dix ans – peuvent réaménager les différents étages. Tout est là pour que ces immeubles, durant leur vie, continuent leur mue. »
Prendre en compte l’incertitude quant au futur, c’est aussi, pour Sophie Combastet, « ne pas figer les espaces que l’on construit ». On doit laisser la liberté à ceux qui s’installent dans les résidences de se les approprier. S’il est, selon elle, « plus difficile de donner une âme quand on construit du neuf », le défi de la convivialité a bien été relevé : la place centrale de Noème est déjà surnommée « la place du village » par les résidents.
Ces deux projets ambitieux, parfaitement intégrés dans le tissu existant, ont modelé des espaces à la fois adaptés à notre monde et ouverts sur celui de demain.
“On a l’impression que la nature reprend sa place en ville.”
Sophie Combastet
Directrice de pôle projets de Covivio